Dans les yeux de...Laurence Blore

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Enseignement et Formation

Depuis le mois de septembre, Laurence Blore est la nouvelle directrice de l’ITA de Soignies. Cette enseignante de maths, riche d’une carrière en cours du jour et en promotion sociale à l’Institut Jean Jaurès et à l’Université du Travail à Charleroi, de coordination, de sous-direction et aussi de 13 ans dans le secteur bancaire, embrasse son nouveau défi avec cœur et à pleines mains, un peu comme Lakshmi, la déesse hindoue de la joie, de l'harmonie et de l'équilibre.

En quoi consite votre job au quotidien et en quoi vous passionne-t-il? 

Etre un moteur de projets. Notre école est la seule école supérieure de promotion sociale de Soignies. Unique en Wallonie, nous organisons un bachelier en agronomie en trois ans, ainsi qu’une formation courte en phytolicence, une formation qualifiante de «Jardiniers d’entretien», un bachelier de spécialisation en environnement, un bachelier en comptabilité, des cours d’art floral, de cuisine, d’habillement, de connaissance de gestion, d’informatique et de langues.

Ecouter, dialoguer, tisser du lien, c’est ma marque de fabrique. Je n’ai pas peur de me frotter à de nouveaux défis. Avec Sonia Dupont, la directrice de l’école provinciale voisine, l’Ecole du Futur, nous avons par exemple sur la table un projet commun de lutte contre les assuétudes. Elle souhaite inscrire son école « zéro tabac » et elle s’attaque pour le moment au tabagisme des grands, puis à celui des étudiants avec du soutien et un programme d’aide. Cela m’enthousiasme !

Avez-vous une passion en dehors de votre métier ?

Mes trois grands enfants, mon chien, la mer du Nord où je suis impliquée dans le Comité du Centre de vacances Jules Yernaux à Coxyde. Et aider les gens : dans le cadre d’un projet porté par le Sporting, j’ai donné de longues années des cours de remédiation comme bénévole, dans la région de Charleroi.

Une anecdote qui vous aurez marquée durant votre carrière ?

J’ai été surnommée « madame Itineris » en raison de mes antennes toujours en éveil. Pour moi, les relations humaines sont essentielles. Je passe beaucoup de temps à les soigner car je souhaite que mon école soit l’école du « comme chez soi » et pas du « chacun pour soi ». Que les étudiants comme les enseignants s’y sentent bien, chez eux.